HE’S BACK !
CHRONIQUE MATINALE

HE’S BACK !

26.10.2020

Evidemment que l’on sait déjà depuis un moment que la panique que nous avons vécu en février est de retour. Evidemment que l’on sait depuis longtemps que le COVID est de retour et que c’est en train de nous exploser en pleine figure. La question est de savoir ce qui est vrai, pas vrai et quelles seront les conséquences de tout cela. On ne va pas polémiquer sur le sujet, parce que j’ai arrêté mes études d’épidémiologiste il y a bien longtemps et qu’il y a largement assez d’experts sur le sujet, ils sont couramment disponibles pour donner leurs avis sur Facebook, avec un ENORME avantage ; ils ne se trompent jamais ! Nous voici donc de retour comme au mois de mars. Le nombre de cas est en hausse, les hôpitaux sont surchargés (il paraît), l’épidémie est à nouveau hors de contrôle et les gouvernements d’un peu partout dans le monde se sont empressés de prolonger l’état d’urgence sanitaire – histoire de pouvoir faire ce qu’ils veulent et de s’asseoir sur le concept de démocratie et de libertés individuelles – mais là n’est pas le sujet qui nous occupe – là tout de suite, la question est de savoir si cette nouvelle vague va nous mener à un nouveau confinement ou pas. À priori non, puisque maintenant que l’on connait bien le virus, on sait qu’on ne peut JAMAIS se faire contaminer au bureau et surtout pas dans les transports publics – mais par contre c’est hyper-dangereux si on est plus de 5 dans une pièce après 22h. Bref, on est en train de se demander si cette pourriture de virus made in China pourrait nous replanter l’économie comme il l’avait fait ce printemps. Non, parce que si c’est le cas, ça va se compliquer, parce que je ne sais pas quel gouvernement sera capable de remettre du cash pour sauver l’économie locale, sachant qu’ils sont tous au bord du gouffre financièrement parlant et que les Américains brassent de l’air et nous cassent l’ambiance avec leur STIMULUS à deux balles qui ne vient toujours pas. La semaine qui commence à au moins le mérite de ne parler que DU COVID et d’oublier le fait que l’on attend toujours une réponse pour le Stimulus, que l’on attend toujours d’en finir avec cette élection et que la semaine qui nous attend va voir 189 sociétés du S&P500 publier ses chiffres trimestriels. Et dans le tas, il y aura les GAFAM… Au moins on risque de ne pas s’ennuyer en attendant qu’on nous renvoie en confinement et en télétravail ou qu’on nous invente le couvre-feu dès 14h30.

L’Audio du 26 octobre 2020

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Les préoccupations restent les mêmes, mais en pire

Ce lundi fait donc partie des lundis où l’on ne préfèrerait pas aller travailler. Il suffit déjà de regarder dehors, la météo est un signe clair qu’il vaudrait mieux rester au lit. Et quand vous lisez les journaux, c’est encore pire. Nous sommes donc revenus en mode COVID, panique, confinement, sauf que cette fois on ne peut plus baisser les taux et les avalanches de cash qui déboulent sur le marché semblent un peu plus compliquées à déclencher. L’ambiance est donc assez tendue. Alors oui, bien sûr, on attend toujours des nouvelles de la triplette magique constituée de Pelosi-Mnuchin et McConnell, mais là ils devaient être en week-end prolongé dans leurs maisons de vacances au bord de la mer, parce qu’on n’a plus rien entendu, plus un mot. On est en mode « pending » du côté du stimulus et, entre vous et moi, je commence vraiment à douter qu’ils soient capables de nous sortir un plan de sauvetage avant la 3 novembre, comme Garcimore était capable de sortir un lapin de son chapeau. L’ambiance n’est donc pas très festive ce matin, surtout que l’on craint à chaque instant qu’un génie gouvernemental nous trouve une nouvelle idée pour que l’on soit condamné à rester chez soi avec un masque en permanence, masque que l’on ne serait autoriser à enlever uniquement pour manger du choux kale et des du tofu, parce que c’est bon pour santé et que si on est sage on devrait pouvoir ressortir vers 2035.

Nous voici donc embarqués pour une semaine compliquée. Une semaine comme la semaine dernière, vu que les thèmes restent les mêmes. Sauf qu’en plus du stimulus et de l’élection, nous allons nous rajouter en plus la peur du virus et les publications trimestrielles qui arrivent en mode « avalanche », elles seront tellement nombreuses que l’on ne va pas pouvoir tout suivre et qui va falloir être sélectif. En gros, je dirais qu’il faudrait se concentrer sur les chiffres de Google, qui sortiront ce soir après la clôture. Chez eux, comme d’habitude, va falloir essayer de décortiquer les multiples sources de revenus et comme d’habitude, on n’y arrivera pas tout de suite. Le titre devrait donc baisser sur les annonces, puis une fois que l’on aura compris le tout, on pourra racheter dans trois jours. Puis mardi il y aura Merck, Pfizer et Eli Lilly avant l’ouverture – là on parlera chiffres mais aussi espoir de vaccin puisque les trois sont plus ou moins concernés à différents niveaux. Après la clôture de mardi, il y aura AMD et Microsoft. Pas besoin de vous faire un dessin sur ces deux-là, entre le cloud et les semi-conducteurs, on aura de quoi se faire peur ou se rassurer. Mercredi on se posera des questions sur l’état de l’économie et la consommation, il y aura donc UPS qui est toujours une bonne référence pour voir si les gens consomment, puisque s’il y a des livraisons à tout va, c’est que ça rigole – dans la foulée, il y aura Visa et Mastercard – là aussi, pas besoin de vous expliquer le lien avec la consommation. Et puis, les plus téméraires regarderont les chiffres de Boeing, histoire de voir si le pire est derrière nous ou devant nous. Et puis jeudi ça sera « showtime » avec Facebook, Amazon est Apple, il y aura aussi Moderna et Starbucks, mais qui s’en préoccupe quand les trois autres sont de sortie. Et pour terminer, vendredi ça sera vendredi, si on a survécu à cette semaine, on aura juste envie de parler d’autre chose.

L’Asie en éclaireur

Ce matin l’Asie a mis en premier les pieds dans cette semaine qui ressemble plus à un piège qu’à autre chose. Dans le doute et vu le nombre de problèmes qui peuvent nous tomber dessus, tout est dans le rouge, légèrement, mais on sent bien que la prise de risque n’est pas notre première priorité là tout de suite. Pour être franc avec vous, vu l’ambiance et vu le retour au premier plan de l’Ami COVID, si on sort vivant de cette semaine, ça sera déjà pas mal.

Pour le reste, l’or est juste en dessous des 1900$ et le pétrole est autour de 39$ – vu que l’on ne va plus sortir de chez nous, mis à part pour s’entasser dans un train, plus personne ne va consommer de pétrole – CQFD. Mais du coup, vu l’angoisse de ce lundi pluvieux et merdique du mois de octobre, je me demande si l’or n’est pas la planque idéale qu’il faudra observer cette semaine.

News du jour 

Dans les nouvelles du jour, on a donc beaucoup à vous dire au sujet du COVID, mais comme on a tous un expert sur le sujet sous la main ou, tout au moins une opinion, je ne vais pas m’étaler sur le sujet. Mais disons que les futures en baisse de 0.6% ce matin ne sont pas de très bonne augure pour la suite et selon les prochaines mesures décidées par nos bien-aimés leaders charismatiques, on pourrait se faire secouer comme dans un avion dans une zone de turbulences – pour ceux qui se souviennent encore ce que c’est de prendre l’avion. Autrement, on parle des couvre-feux un peu partout et de leurs conséquences, il est intéressant de voir que selon les pays, le virus commence à bosser plus tôt, puisque l’Italie ferme avant la France et la France avant la Suisse. Visiblement on n’a pas tous les mêmes données.

Et puis le Barrons aime bien Coca-Cola et pense qu’il est temps d’y retourner – c’est d’ailleurs à peu près le seul article qui parle d’investissement concret dans la presse de ce matin, le reste n’est que spéculations et tergiversations sur les sujets précités. D’ailleurs au passage, Monsieur Shiller qui n’est rien d’autre qu’un prix Nobel d’économie, nous met en garde contre un éventuel krach à venir dans les prochaines semaines, il paraît que jamais autant de gens ne se sont attendus à un krach dans la période électorale et que c’est dangereux. Bon, perso je pense au contraire que si tout le monde s’y attend, c’est peut-être ce qui va nous sauver les fesses. Ou au pire, tout l’or qu’on aura acheté nous sauvera lui-même les fesses.

Il faut peut-être aussi mentionner que le Roi de France s’est fâché avec les Turcs et le reste des islamistes au sujet des caricatures de leur soi-disant Dieu – que du coup, il a rappelé son ambassadeur et que les tensions entre l’islam et la France sont au top, puisque du coup, les pays musulmans poussent au boycott des produits français. Franchement, c’est tous des guignols avec leurs Dieux à deux balles. S’ils existaient, vous croyez vraiment qu’ils auraient besoins d’une troupe de débiles décérébrés pour les défendre ? ça devient risible et pathétique, mais c’est pas nouveau.

Chiffres économiques

Côté chiffres économiques, nous aurons l’IFO en Allemagne et c’est à peu près tout. Pour le reste, c’est donc chiffres du trimestre et puis c’est tout. Il y aura donc SAP, Dior, Hasbro et surtout Google ce soir. Pour le moment les futures sont donc dans le pâté et comme j’ai essayé de bien vous le faire comprendre, ce matin c’est pas rose, ce matin c’est morose.

On se retrouve demain pour une ambiance un peu plus festive, j’espère. Si vous avez encore le droit de sortir, n’oubliez pas les bottes de pluie et le ciré. À demain, si vous le voulez bien ! Ah oui, dernière chose : Merci pour l’avalanche de lecteurs sur ma chronique auto sur l’Alpine A110S de vendredi dans la rubrique Lifestyle, comme quoi on a aussi besoin de parler d’autre chose !

“To those of you who received honours, awards and distinctions, I say well done. And to the C students, I say you, too, can be president of the United States.”

– George W. Bush


Thomas Veillet
Chroniqueur